LES PETITS LIVRES  

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2. Les messages

Aspect sombre du viellissement

Elle est toute seule dans la maison abandonnée. Où sont passés les cris et les rires des enfants? Les enfants ont grandi. La maison s'est vidée petit à petit. Une, deux, trois, la dernière est partie. Dans la solitude de cette fin de journée, le vent bourdonne et emporte les feuilles mortes. Le feu dans l'âtre s'est éteint. À quoi bon se rappeler les jeux, les chants ? Le temps a fui. Tout est fini. Et c'est en vain. Thuy Aurélie, 32 ans La vieillesse me fait un peu peur. Elle porte des prophéties de malheurs : maladies, deuils, morts. Et j'ai peur de manquer de temps. Je sais bien que mes plus grandes épreuves sont encore à venir. Il faudra beaucoup perdre, pour devenir prête à partir. Cela m'inquiète souvent. Où trouverai-je la confiance, l'espoir, si je n'ai plus la possibilité de me dire que le temps arrange tout? Danielle, 54 ans Ce qui me fait peur dans le vieillissement, c'est la perte des gens que j'aime, mais d'autre part pour l'instant je ne vois pas… Repose-moi la question dans 10 ans, peut-être que dans ce temps-là… Claire, 63 ans Je crains la perte du ceux que j'aime pour l'espace d'amour et de bienveillance que nous avons créé ensemble, qu'il ne serait plus possible de partager. J'ai aussi peur de me retrouver en plus grande perte d'autonomie, de me sentir dépendante sans une présence bienveillante à donner comme à recevoir. Suzanne, 57 ans Mes défis de la soixantaine et plus : Accueillir les fragilités de mon corps Limites physiques me tournent vers l'intérieur Prends conscience que la route à venir est moins longue Fleurette, 68 ans Le regard de l'autre Le mépris dans le regard Le sentiment d'être inutile parce que mon corps ne correspond plus à l'objet devant séduire. Ne plus séduire signifie ne plus servir. Je deviens donc jetable Ninon Vieillir Ou suis-je ici maintenant ou dans le passé dans le regret, les manques, les pertes… Comment tout accepter… Je me questionne. J'ai l'espoir et je veux des réponses. Anonyme Le temps qui passe et qui se perd, Le temps qui part et qui ne revient plus, Comme un ballon crevé qui s'est rempli d'eau de mer... A. Belisle, 30 ans Le côté ombrageux est le reflet du miroir au fil du temps. Nicole, 67 ans La peur et la dégénérescence physique et mentale... De là profiter du moment présent. Femme seule, 54 ans Je ne m'habitue pas de vivre avec les traces du temps inscrites sur mon corps et mon visage. Lissa, 44 ans Ce qu'il y a d'ombrageux avec le vieillissement, c'est qu'on perd peu à peu notre autonomie. Laurie, 18 ans En vieillissant, c'est la peur de perdre nos capacités... la force physique la mémoire etc... France, 47 ans Vieillir, c'est de plus en plus souvent avoir l'impression de faire les choses à moitié tant il y en a à faire… Mon insatisfaction face à moi-même vieillit elle aussi et me pardonne moins qu'avant. Francis, 45 ans L'enfer de la vieillesse est ma propre projection de la peur et de la mort. Ciloq Les aspects ombragés sont de vivre sans mon conjoint. Je voulais vivre éternellement avec lui mais il est décédé. Je me voyais vivre le vieillissement avec lui. Louise, 62 ans La vieillesse nous conduit vers une certaine dépendance tant matérielle que psychologique. On a surtout besoin de l'approbation des autres. Jocelyne, 54 ans Ce qui est moins beau, c'est malheureusement les maladies, les pertes... Par ailleurs, il faut compenser par d'autres choses, alors pour compenser mes maux de jambes actuellement, je fais de l'aquaforme, je marche ! Anonyme J'ai 60 ans. Je trouve le côté sombre de mon vieillissement, c'est que je me sens prisonnière dans ce corps. Je ne peux plus me promener seule dans un parc ayant de la difficulté à me déplacer, ayant besoin de ma canne et j'ai peur de me faire attaquer. Déjà que j'ai mal dans tout mon corps. Certains jours j'ai aussi mal à l'âme. Mes inquiétudes pour mes enfants et mon petit-fils de 5 ans, surtout dans un monde de violence envers les aînés, les pédophiles, danger pour nos petits-enfants qui ne peuvent plus jouer dehors tous seuls, comme on faisait quand j'étais petite. Ginette, 60 ans Est-ce le côté sombre du vieillissement ou celui de la vie ? Perdre des gens qu'on aime, devoir leur dire au revoir. Parfois dans l'acceptation Parfois dans la révolte. Devoir continuer sans… Construire sans… Voir grandir sans… Devenir sans… Tout en tentant de faire avec ! Julie La vie passe trop vite, donc le vieillissement arrive sans qu'on s'en rende compte. Les mauvaises habitudes prises au cours de notre vie maintenant me rattrapent... parfois de façon plus désagréable. Apprendre à ralentir... Écouter notre corps car il n'a plus la même endurance... Ça c'est ce qui me dérange le plus... Mis à part ça... vieillir est quand même bien. Ça fait partie de la vie et c'est comme ça! Anonyme Avec l'âge, nous perdons souvent la forme, nous sommes plus sédentaires, sans parler de la maladie. Nous voudrions tout faire comme dans le passé, mais l'énergie qui nous habitait a diminué. Les maux de dos, les difficultés à marcher, la fatigue ne sont que des exemples. Par contre, il faut continuer et persévérer car la vie est belle et vaut la peine d'être vécue. Certaines personnes ne laissent pas la parole dans une conversation avec des jeunes adultes. Claudette L'être diminué physiquement. Simone Être incapable de fonctionner avec toutes mes facultés. Colette Ce qui me dérange en vieillissant c'est d'avoir et de se faire des complexes. C'est de ne pas partager avec les autres une vie paisible et sociable. Ginette Oh! Temps! Suspends ton vol?! Tislim, 60 ans On constate que ce n'est plus le temps du printemps C'est plutôt l'automne monotone Anonyme Ton corps qui te laisse un peu et un peu plus. Ceci inquiète. Mais seulement quand on devient vieux. Avant, on se sent invincible. Anonyme La crainte de la maladie s'accroît graduellement avec les années. Les petits "bobos" font leur apparition ainsi que les limitations physiques. J'ai mal, est-ce le fait de vieillir qui me fait souffrir? Anonyme Moi, j'ai peur de devenir invalide. La peur du cancer… la peur de souffrir, de trop souffrir à cause de la maladie physique. Et puis le mental qui peut décliner rapidement, faire de l'Alzheimer, etc. Donc je souhaite être forte et garder courage. Carole-Joane, 50 ans Pour moi vieillir, c'est la peur de la maladie, de vieillir seule. Que mes amies déménagent au loin, que mes enfants partent au loin. Que mon mari parte avant moi. J'ai 60 ans. Louise, 60 ans Mon côté sombre, c'est me sentir seule avec mes maladies. Pierrette, 65 ans J'ai 64 ans. Je trouve qu'il faut améliorer la qualité de vie et briser l'isolement des aînés. Beaucoup sont sans défense et violentés par leurs fils, chantage et menace. Il faut dénoncer la violence physique et donner des informations pour les renseigner sur leurs droits et les diriger au bon endroit. Denise, 64 ans Vieillir en reproches, frustrations envers le monde, les gens. Anonyme Diminution de la naïveté, de l'impulsion spontanée face à certains projets collectifs. La douleur physique à plusieurs parties du corps, résultante de blessures mal traitées ou de coups reçus, d'exagérations faites pendant ma période d'omnipotence. La disparition d'êtres chers mais surtout l'impuissance ressentie face à la mort. Homme Impression de perte de certaines facultés, vitesse (physique, intellectuelle), dextérité. Nous pousse à admettre que notre santé repose sur un équilibre fragile et à maintenir. Il faut faire de l'exercice, physique et intellectuel. C'est commencer à faire le deuil de plein de petites choses. Homme Aujourd'hui, le premier janvier 2010, j'ai rencontré un homme et une femme âgés chacun de 83 ans, qui vivent la difficulté à se déplacer, à se nourrir, à se vêtir, à assumer leur sécurité physique. Aujourd'hui, j'ai côtoyé le côté sombre de la vieillesse. Femme La question existentielle, le pourquoi, le vers quoi, cette aventure, l'absence de réponse. La remise en question de valeurs autrefois reconnues. En ce qui me concerne, la perception du ridicule. Se battre autant pour rien. Avoir autant travaillé pour accumuler si peu et voir de multiples répétitions de l'expérience humaine. Réaliser le mystère de la foi de plus en plus mystérieux. Anonyme Le côté sombre au vieillissement, en ce qui me concerne, est le fait de perdre les siens. Nous sommes de plus en plus confrontés à accepter le départ des nôtres. Les souvenirs se multiplient. Femme Les pertes : Diminution des facultés, des forces physiques Pertes affectives, amis, conjoints, etc Perte des réseaux, famille, amis, collègues de travail Homme Le plus gros sombre, c'est de perdre les facultés physiques. De plus c'est la perte d'êtres chers qui nous entourent. Homme Il en reste moins à découvrir et à vivre et cela est un peu triste. Anonyme Le côté sombre, c'est le manque de préparation à vivre cette étape qui fait partie de la vie, une ignorance qu'il faut absolument combattre. Florent La solitude. Se fatiguer plus vite qu'avant. La peur ou la crainte de ne pas voir son opinion respectée. Voir que son corps vieillit. Manquer de reconnaissance de la part de ses proches. Sol Vieillir, c'est voir sa pensée se solidifier et son corps se fragiliser. Mélanie Bien au-delà du cumul du temps qui affecte l'autonomie physique, la rigidification des pensées, la cristallisation de l'évolution d'unE individuE. Demeurer sur ses positions au nom de l'âge! Fabienne, 50 ans Le jour où l'on prend conscience que nous ne sommes pas éternels et que notre vie humaine a une fin. Femme, 76 ans Souffrances, maladies, restrictions, peu d'autonomie, dépendance, devenir enfant, peu de respect, solitude … mort … Beaucoup d'amour et expériences à partager… Isabel Vieillir dans une famille québécoise de 5 filles c'est douloureux quand ma mère n'accepte toujours pas et est toujours amère. Le culte de la jeunesse et de la beauté! Je n'ai pas de modèle positif à part mon mentor qui vient de décéder à 85 ans. Une femme énergique. Ce n'est pas vrai que l'on devient plus sage avec les années. Je suis psychologue et nombre de personnes âgées que j'ai accompagnées en soin palliatif demeurent fondamentalement les mêmes. La retraite, pour moi et pour d'autres, c'est une mort sociale dans une société où on s'intéresse à vous que si vous travaillez. Les gens qui travaillent n'ont aucune envie de vous côtoyer: votre style de vie est incompatible et vos valeurs non plus. J'ai plus de temps mais moins d'argent donc mes valeurs doivent changer et je dois me faire un nouveau réseau social. Ce n'est pas facile mais ça exige un travail intérieur: quelles sont mes véritables valeurs? Avec qui et dans quelle cause est-ce que je veux m'investir? Comment enrichir la vie des autres? Enfin j'ai le choix de choisir. Martine Je suis Lourdes et j'ai 65 ans. J'ai commencé à vieillir, pourquoi? Parce que le sommeil vient plus souvent et les souvenirs aussi. Je, je, je… Je me souviens de mon enfance, de ma jeunesse, même de ce que j'ai fait il y a 20 ans. Mais qu'est-ce que j'ai fait hier? J'ai oublié, pas possible! Lourdes, 65 ans Pour moi, vieillir est: 1. Perte d'endurance, me fatigue plus vite, malgré la pratique de plusieurs sports. 2. Les rides me poussent partout dans le visage et sur le corps, des fois je ne me reconnais plus parce que dans ma tête et mon cśur je n'ai pas 63 ans. 3. Changement physique de mon apparence, plus ronde, et si je prends du poids très difficile à perdre alors ne pas se laisser-aller.... 4. Mémoire qui flanche sans préavis, difficulté à se souvenir, donc faire des efforts pour être très attentive si je veux me souvenir, faire des exercices de stimulation de l'esprit.... C'est assez difficile comme réflexion, je m'aperçois que je n'ai jamais vraiment fait l'exercice. Suzette, 63 ans Ce que je trouve le plus pénible dans le fait de vieillir, c'est de savoir que tout ceci va s'évanouir un jour... Et que la mort m'attend quelque part... Moi qui ai l'impression de finalement commencer à m'épanouir et à vivre pleinement... Nathalie, 42 ans. Je crois que la peur de vieillir vient premièrement du fait qu'inévitablement je vais mourir un jour (ça m'angoisse). D'autre part, en général, plus on vieillit et moins on a d'énergie et plus on a mal au corps. Bien sûr tu es un super exemple pour moi, de femme de 62 ans en pleine forme mais ce n'est pas toujours le cas. Je ne supporterais pas ne plus être fonctionnelle à cause d'arthrite ou un trouble concernant le cerveau, mais j'imagine que ça peut aussi se passer quand on est jeune. Et enfin, l'apparence physique! Oh! lala! Parfois je me demande comment je peux y accorder tant d'importance puisque pour moi, le fait de vieillir amène tant de respect et d'admiration. Bien sûr je vis dans cette impitoyable société de beauté et de jeunesse plastique. Une chance que j'ai de bonnes valeurs humaines car j'aurais sombré. Ceci dit, j'essaie constamment de garder un équilibre entre vouloir rester belle et jeune avec vieillir en beauté et sagesse. Je trouve toutefois que le désir de plaire aux autres avec son apparence physique est vraiment quelque chose qui peut être épuisant. Julie, 35 ans Cette nouvelle étape de notre vie nous amène à vivre des pertes réelles dues à une fiabilité du corps diminué. Enfin peu importe ce qui nous affecte au-delà du look, notre génétique respective nous rattrape, tous et chacun, qui que nous soyons, hommes ou femmes. Le vieillissement nous oblige à nous adapter, à ajuster nos activités en fonction de l'énergie psychologique et psychique disponible et cela constitue notre base de fonctionnalité quotidienne. La jeunesse permettait les excès, générateurs d'endorphines euphorisantes qui influençaient nos projections du futur, agissaient sur notre mobilisation, ce que la vieillesse ne rend plus disponible… enfin, pas de la même manière. Les médias diffusent semaine après semaine le poids économique dû à l'accroissement du nombre des aînés. Nous incarnons l'image du fardeau pour les générations montantes. Nous appartenons à une cohorte de la population non désirée. Réjeanne, 61 ans La panique m'a même un peu gagnée juste avant d'avoir 40 ans. Je me disais qu'avec tous les changements physiques qui allaient venir, je serais bientôt hors compétition. Hors compétition!? Mais de quoi et pour qui? Je n'accepte plus de vieillir comme avant. Nous sommes bombardées de publicités qui nous montrent constamment qu'on doit rester jeune ou qu'il est normal d'utiliser le botox. Le refus de vieillir devient clair. C'est mal de vieillir, alors il faut cacher tout défaut apparent ou qui pourrait apparaître et faire comprendre aux autres que nous vieillissons. La superficialité (la beauté) a pris le dessus sur la profondeur, la compétence, la sagesse, l'expérience de vie. Ce qui me choque aussi, c'est ces hommes qui ne veulent que fréquenter des filles plus jeunes qu'eux. Je connais trop de femmes intelligentes, intéressantes et belles, de plus de 50 ans, qui sont seules. Elles me disent toujours la même chose: les hommes préfèrent les jeunes filles. Ce qu'une femme mûre peut leur apporter, ils s'en balancent. Maryse La part de l'ombre pour moi dans le fait de vieillir fait référence à la perte de pouvoir sur notre vie. Par perte de pouvoir je fais référence ici à notre vieillissement physique et mental qui peut être atteint par la maladie. Au fait d'être contrainte par notre perte d'autonomie à vivre de manière complètement aliénante. Ne pas avoir le choix de nos actions et devoir se soumettre à certaines règles. Ne pas disposer d'une bonne santé pour jouir des plaisirs de la vie, perdre la vue et ne plus pouvoir entrer dans l'imaginaire d'un roman. L'ombre fait aussi référence au fait de devoir vivre dans l'ombre des autres. Ombre qui est imposée par le regard sociétal qui est porté sur nous. Nous devenons tout d'un coup un poids social au lieu d'être pris en compte comme des individus à part entière, qui ont longuement contribué dans la société. Ombre parce que les gens qui nous entourent prennent des décisions à notre place. Décidant de nos actions, on nous prive de notre dignité et de notre capacité d'action. Ce qui revient à dire qu'on perd le sens de notre existence. Anonyme Pour moi, la part d'ombre du vieillissement joue pleinement lorsqu'avancer en âge physique se produit sans que l'esprit n'ait pu évoluer. Lorsque la vie a étriqué un individu à force de répétition, sans surprises, sans expériences nouvelles, sans rencontres qui l'amèneraient à grandir, à se renouveler, à évoluer. Il y a aussi les gens que la vie a brisés d'épreuves successives si bien qu'ils n'ont pas pu s'y adapter ou en créer du sens, qui ne se sont que résignés. Dans l'ombre du vieillissement, il y a quelque chose qui rappelle le dessèchement ou l'étiolement. Une plante qui fane avant d'avoir pu fleurir. Dans le fond, la peur de la mort pourrait être cela: le refus de disparaître avant d'avoir pu exprimer ses potentialités, d'avoir pu porter ses fruits à maturité. Pour ma part, j'ai bien plus peur de la rigidité et de l'étouffement que de la mort. Vieillir me semble une expérience pleine de vie, porteuse de vie. Et l'ombre peut recouvrir une vie très tôt au fond. Seulement voilà: lorsqu'on avance en âge, il ne reste plus beaucoup de temps pour chasser l'ombre et faire jaillir la lumière… Cela peut créer une urgence d'agir, le sentiment qu'il faut tout apprendre en accéléré. D'où l'affolement et la peur de la mort, je crois. Marie-Iris Je te dis que c'est pas facile, vieillir! On nous promet l'Âge d'Or et on nous fait miroiter des croisières, mais arrivée à 86 ans, tu te rends bien compte que c'était un mirage. Vieillir, c'est voir tes proches disparaître, s'éteindre. C'est aussi ne plus avoir la capacité de s'adapter aux changements. Tu sais, tout va tellement vite dans la société maintenant! Moi, je ne reconnais plus les célébrités à la télé, je ne sais pas comment fonctionne mes appareils, comme les DVD… Depuis que j'ai cassé maison, il y a 4 ans, je cherche encore des fois où est la lumière de la cuisine! Je n'arrive pas à m'habituer. C'est du sport vieillir. Je vais mourir bien fatiguée! Thérèse "Le livre de la vie est le livre suprême qu'on ne peut ni fermer ni rouvrir à son choix. Le passage adoré ne se lit pas deux fois. Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même. On voudrait revenir à la page où l'on aime. Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts." Lamartine Bonne chance! Anonyme Ma mère n'a pas bien vieilli. Elle est morte sans avoir connu sa paix, son âme. Et je m'en veux encore de ne pas avoir pu lui montrer le chemin. Danielle Notes prises par Maude dans son livre : Peurs. Limites (perdre la vue, les idées, changements dans le corps). Rapproche de la mort, peut jouer dans l'état d'esprit (difficile d'accepter la perte d'autonomie : frustration de dépendre des autres. Homme 36 ans Quand je regarde ce qui se passe autour, je me sens concernée par la société (changements) que j'ai une fin, il y a une fin à la vie. La mort. Je n'y pense pas à tous les jours. Femme Société?décroissance civile. On recule. Consommation. Femme Empêchement de vivre mon côté lumineux: détails matériels, mon physique dont je ne m'occupe pas facilement. Je n'assume pas mon immortalité (lapsus : néglige ce côté-là, suicide) Homme Perte d'autonomie et de contrôle. Maladie, solitude, abandon, isolement. Perte des moyens, sénilité. La façon dont on traite et on perçoit les personnes âgées. Trop anxieuse pour trouver ça lumineux. Femme Maladie, souffrance. Plus on est consciente, plus on peut souffrir. Perte d'innocence à mesure qu'on vit des peines, des traumatismes, des injustices. Blessures qui s'accumulent au fil du temps. Femme Tu te rends compte de ce que tu veux, mais de moins en moins de temps pour réaliser ce que tu veux. Corps qui vieillit. Femme 30 ans Le choc d'une réalité longtemps déniée, prendre conscience de l'éphémère du corps. Maladie confrontante quand on voit un ami de 42 ans atteint du cancer. Homme On se rapproche de la mort. Femme 30 ans Plus de patience. Elle estime que les bobos qui prenaient 2 jours à guérir en prennent deux semaines. Plus de miroir (ne veut plus se regarder dans un miroir) Femme La chose la plus difficile de ma vie, vieillir. Homme 67 ans Alzheimer, perte de niveau de conscience, plus peur que le côté physique, l'isolement. Homme

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